Mais ce qu'on connait, il est question de le ressasser, de le retraiter, et de partout, le plus possible, en faire étalage pour épater amis et famille, (ou essayer de le faire avec plus ou moins de succès) ; car si notre vie dépend des masques qu'on porte, on est en droit de se dire "autant en porter un joli", et de faire comme si on avait des choses intelligente à dire, même lorsque ce n'est pas le cas... parler de tout et n'importe quoi, beaucoup d'imaginaire pour peu d'avoir quelque chose à partager..
Et bien non... A vrai dire c'est pas si simple que ça..Voila d'ailleurs quelque chose contre laquelle j'essaie bien de lutter, plutot que de devenir un arroguant emmerdeur.
Dès lors comment lutter? Comment se défaire de cette déplorable exhubérance juvénile qui, Dieu m'épatte, me ronge....
Quand une idée lumineuse me vint, par l'intermédiaire d'une incroyablement supérieure entité subconsciente intercosmique omnisciente et transcendante, fruit d'une maturation infinie, d'un esprit d'a propos hors du commun et d'une expérience au delà de la conception humaine, mon petit cousin ; " pourquoi tu écris pas? comme ça si ça interesse pas les gens, ça les ennuira pas non plus" s'écria t'il donc de toute la férocité de ses huit années de vie, durement acquises à coup de partie de monopoly et de la soigneuse conservation dans une tirelire cochon de son argent de poche en vue de la prochaine saint Nicolas, alors que je terminais ma leçon théorique journalière sur la conception peu humaniste du monde de Philip K. Dick, au seul auditoire qui ne m'interromp pas quand je parle ( j'irais pas jusqu'à dire qu'ils m'écoutent).
Et oui! Ce Brave enfant avait raison ; autant essayer, tout au long d'un journal, de dépeindre sa propre personne en dépeignant tout le reste, amis, musiques, écrits, rêves.. tout ce qui peut interesser les gens, puisque c'est du domaine du strictement privé..
Voila qui donnerait peut être le meilleur de moi même...
Ecrire des choses jolies et interessantes ; un monologue fait en plusieurs semaine qui sera peut etre la quintessence de ce que j'ai le plus, et le mieux, envie de dire...
l'essence même d'un journal
Sur ce, chers habitants hilares de ce monde cosmopolite, serviteur...



